Je suis arrivé au complexe vers 10 h 00, je me suis installé et j'étais en train de pêcher vers 10 h 20. À 10 h 30, le gardien est venu récupérer son argent et m'a délivré le permis journalier, au prix de 5 €. À 00 h 10, le garde civil est arrivé à moto, a enlevé son manteau et l'a accroché au guidon.

Il s'est approché du piquet et m'a demandé mon permis de pêche. On le lui a tendu. Il l'a examiné, puis m'a demandé le permis. Le lui donnant, il l'a examiné et m'a demandé : « Quand l'as-tu reçu ? » Je lui ai dit que le pêcheur était passé il y a peut-être dix ou quinze minutes. Il a répondu : « Ce n'est pas bon. Qui te l'a donné ? » Je lui ai dit que c'était le pêcheur qui me l'avait donné. Il a ensuite demandé : « Êtes-vous sûr que c'était la bonne personne ? » J'ai répondu : « C'est celui qui vient chaque semaine, donc je suis sûr que c'était la bonne personne. » Il m'a répété que le permis n'était pas bon. J'ai demandé : « Pourquoi ? » Il a ensuite ajouté que le permis devait contenir le numéro NIE du propriétaire et mon nom. Et que je devais l'avoir avant de commencer à pêcher. Il parlait bien anglais, donc il ne pouvait y avoir aucun malentendu de ma part. Je lui ai expliqué que le pêcheur n'était pas toujours là à notre arrivée, alors commencez à pêcher, et qu'il passerait plus tard pour récupérer son argent. Il m'a ensuite expliqué sans détours : « Puisque nous pêchions avant la délivrance du permis, nous pêchions sans permis, ce qui constituait une infraction. » J'ai répondu que, puisque le préposé n'avait pas rempli son permis correctement, c'était à lui de le signaler, et je lui ai demandé s'il allait le faire. Il m'a alors répondu qu'il ne le ferait pas, que c'était à moi de le faire. » Il a ajouté : « Si j'achète une machine à laver, je devrais faire figurer ces informations sur le reçu. » Ce que j'ai accepté. Cependant, j'ai précisé que je pêchais, et non que j'achetais une machine à laver.

Il sort ensuite un dossier du carton sur le vélo et commence à rédiger une dénonciation, me demandant mon nom, mon adresse, mon numéro d'identification fiscale (NIE) et mon passeport, que j'avais heureusement dans la voiture. On le lui a remis. Il me dit ensuite que je dois me présenter au bureau d'Alicante lundi matin, muni de ce document et de mon permis. Il m'a ensuite dit que si je décidais d'ignorer ses instructions, ils viendraient me chercher. Il m'a dit que si j'y allais lundi, je n'aurais pas d'amende ni rien de ce genre. Mais si je ne m'y rendais pas, il y en aurait. Il a ensuite inscrit l'adresse du bureau au dos du formulaire de dénonciation : « RUE CHURRUCA, numéro 29 ».

Lundi matin, je récupère M. Brian Egan, qui va me servir d'interprète. (Il devait arriver en France le même jour, mais a repoussé son départ d'un jour pour m'aider. Je l'en remercie.) Nous voilà partis pour Alicante. J'avais enregistré l'adresse dans le GPS et nous avons rapidement trouvé la rue. Mais il nous faut ensuite faire le tour jusqu'à trouver une place pour nous garer. Nous finissons par entrer dans un parking souterrain, puis nous devons marcher une vingtaine de minutes pour revenir dans la rue. En entrant dans le bâtiment numéro 20, la réceptionniste nous a dit (de la manière la plus désagréable qui soit) que nous étions à la mauvaise adresse et nous a sorti sous le comptoir un petit formulaire pré-imprimé avec la bonne adresse. (Donc l'officier m'avait donné la mauvaise adresse.) Il était évident qu'il y avait eu un certain nombre de personnes à qui on avait dit d'aller là-bas, et elle en avait assez de devoir les diriger vers le bon endroit, qui était « MANUEL SALA No 29 ». Alors elle m'a donné le bout de papier et m'a dit « là-bas » en pointant la rue.

Nous avons finalement trouvé le bâtiment et avons attendu à l'accueil que quelqu'un vienne nous voir, lui remette la dénonciation et nous explique la raison de notre présence. Il s'est gratté la tête, puis le menton. Ne sachant que faire, n'ayant jamais rien vu de tel, il nous a indiqué un bureau à l'étage, en nous disant qu'ils pourraient peut-être nous aider. Nous sommes donc montés au troisième étage, au bureau du DOE (Département de l'Environnement). Il s'est avéré que la personne que nous devions voir n'était pas présente à ce moment-là et qu'elle serait de retour dans une heure (il était alors 11 heures). Nous avons donc passé l'heure suivante dans un café de l'autre côté de la rue. Midi est arrivé et nous sommes tous retournés au bureau. (À ce moment-là, deux autres personnes nous avaient rejoints, elles aussi ayant reçu une dénonciation le même matin, au même endroit. Ne parlant pas espagnol non plus, elles ont proposé de nous accompagner dans notre quête.)

Nous y avons rencontré un certain Luis Felipe Jorcano (qui se trouve être le haut responsable du DOE). Après avoir pris les documents de chacun de nous, il a finalement conclu que, même si l'agent avait raison en droit, il aurait pu faire preuve d'un peu plus de compréhension. Il a ensuite copié les trois documents, pris nos numéros de téléphone et nous a dit : « Il s'en occupera dès que les copies de l'agent lui parviendront, puis il les mettra dans un tiroir et n'y pensera plus. Voilà ce que nous devions faire. »

Un avertissement donc à tous les pêcheurs. Si vous allez à El Bosquet, assurez-vous d'avoir un permis valide, sinon vous passerez une matinée à Alicante et on vous dira de l'oublier.