Tôt lundi matin, des agents de la Garde civile ont arrêté huit personnes pour leur implication présumée dans l'agression contre deux agents de la Garde civile espagnole et leurs compagnons, survenue le 15 octobre à Alsasua, en Navarre. Les arrestations ont eu lieu dans les municipalités de Pampelune et d'Alsasua (Navarre), de Salvatierra et de Vitoria (Alava), ainsi qu'à Madrid.

Au petit matin du 15 octobre, les deux policiers et leurs partenaires ont été victimes d'une agression menée par un groupe d'environ 40 à 50 individus à proximité du bar Koxka à Alsasua (Navarre), un établissement où des menaces et des insultes avaient été proférées auparavant contre les policiers.

En raison de leur implication dans l'agression, deux personnes ont été initialement arrêtées, accusées d'avoir agressé et blessé des représentants de l'autorité.

Par la suite, l'Association des Victimes du Terrorisme (COVITE) a dénoncé un possible délit terroriste auprès de l'Audience Nationale, ordonnant au Tribunal Central d'Instruction Criminelle numéro 3 de l'Audience Nationale d'ouvrir une série de procédures, notamment celle de demander à la Garde Civile espagnole de rédiger d'urgence un rapport sur les faits.

Les enquêtes menées par la Garde civile espagnole ont permis d'identifier plusieurs individus impliqués dans les agressions du 15 octobre à Alsasua contre les deux agents de la Garde civile espagnole et leurs compagnes. Ces individus ont été arrêtés lundi matin.

Les individus arrêtés sont conduits dans les locaux de la Garde Civile espagnole à Madrid.

Ces agressions s'inscrivaient dans le cadre du mouvement « Alde Hemendik » (« Dégage »), créé par le groupe terroriste ETA et le groupe illégal KAS-EKIN, pour exiger le retrait des forces de l'ordre et de l'armée du Pays basque et de Navarre. Dans le cas d'Alsasua (Navarre), le mouvement « Alde Hemendik » agit sous le nom d'« Ospa Mugimendua » (« Mouvement Ospa »). Ce mouvement a été lancé le 3 septembre 2011 par un acte intitulé « Discours du Roi », avant de changer de nom l'année suivante pour « Ospa Eguna » (« Jour de la Fuite »), un événement célébré en 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016, avec des actes principalement constitués de représentations et de parodies contre la Guardia Civil espagnole, mais aussi contre des symboles de l'État.

L'opération menée lundi est une démonstration de l'engagement ferme de la Garde Civile espagnole à maintenir les principes de l'État de droit et un exemple clair que les responsables de toute action criminelle feront l'objet d'une enquête de la Garde Civile espagnole jusqu'à ce qu'ils soient traduits en justice.

L'opération reste active et de nouvelles arrestations ne sont pas exclues.