Des unités de la Direction de l'Information de la Garde Civile, sur instruction du Tribunal Central d'Investigation numéro 2 et du Ministère Public de l'Audience Nationale, ont arrêté lundi matin deux personnes dans les villages d'Arteixo et Tufions-Vimianzo, dans la province de La Corogne, et deux autres à Almería, qui seraient impliquées dans un réseau d'immigration clandestine qui pourrait avoir été utilisé par DAESH.
Ce réseau, avec lequel les quatre détenus auraient entretenu des contacts, aurait opéré le long de la « route des réfugiés syriens », entre la Turquie et l'Europe de l'Est. Il s'agirait du même réseau qu'utilisaient, dès octobre 2015, plusieurs membres de Daech pour entrer en Europe, ainsi que les auteurs des attentats de Paris en novembre dernier.
Selon les investigations menées à ce jour, les détenus auraient été en contact, avant et après les attentats, avec au moins un des terroristes arrêtés à Salzbourg (Autriche) un mois après les attentats. Suite à l'enquête sur les attentats de Paris, les spécialistes du Service d'information de la Guardia Civil tentent de déterminer si ces contacts sont liés au complot terroriste ou s'il s'agit d'actions directement liées au réseau d'immigration clandestine, responsable de l'arrivée d'au moins 200 migrants à Leros le 3 octobre 2015.
Après avoir élevé le Plan de prévention et de protection contre le terrorisme au niveau 4, la Garde civile a notamment renforcé significativement sa surveillance aux frontières terrestres et maritimes, ainsi qu'aux ports et aéroports de l'État. De même, les enquêtes sur les réseaux d'immigration clandestine ont été renforcées afin d'éviter qu'ils ne soient utilisés par des terroristes, entre autres pour entrer en Europe.
Depuis 2015, année où le ministère de l’Intérieur a élevé l’alerte antiterroriste au niveau 4, les forces de l’ordre de l’État ont arrêté un total de 168 terroristes djihadistes.
Le Ministère de l'Intérieur rappelle que, grâce à l'initiative STOP RADICALISMOS, les citoyens peuvent collaborer à travers une série de canaux mis à leur disposition pour que, de manière confidentielle et sécurisée, ils puissent signaler aux forces de l'ordre de l'État d'éventuels cas de radicalisation dans leur environnement à travers la page web www.stop-radicalismos.es, l'application mobile d'alertes de sécurité citoyenne Alertcops et la ligne d'assistance gratuite 900 822 066.













