Si vous êtes un partisan convaincu du Brexit, il est probablement préférable de ne pas lire cet article, car il pourrait vous amener à vous étouffer avec vos cornflakes.

Pour ceux qui apprécient l’idéal européen et les opportunités qui nous ont été offertes de vivre et de travailler dans le pays de notre choix, voici quelques nouvelles qui pourraient nous aider à tous nous remonter le moral après les récents traumatismes du Brexit et de Trump.

Il est déjà clair que la décision de quitter l’UE a provoqué une détresse et une incertitude considérables chez les expatriés, et en particulier chez ceux qui sont âgés et en mauvaise santé.

Je connais beaucoup de personnes qui envisagent de rentrer au Royaume-Uni, si leur santé et leurs finances le permettent. D'autres revendiquent la citoyenneté de leur pays d'accueil, tandis que d'autres encore restent dans une sorte d'incertitude. La confusion, l'incertitude et le stress inutile ne sont bons pour personne, mais une lueur d'espoir se profile peut-être à l'horizon.

Charles Goerens, membre du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au Parlement européen et représentant le Luxembourg, appelle à la création d'une citoyenneté européenne associée pour ceux qui souhaitent continuer à faire partie du projet européen, mais sont ressortissants d'un ancien État européen. En termes simples, ce statut d'associé garantirait aux expatriés britanniques le maintien de leurs droits, tels que la liberté de circulation et le droit de résider dans les États membres de l'Union européenne, ainsi que le droit de se présenter et de voter aux élections européennes.

En contrepartie, les citoyens associés verseraient une cotisation annuelle directement au budget européen. Ceux qui solliciteraient le statut d'associé de l'UE conserveraient leur passeport britannique et leur citoyenneté britannique, ce qui signifierait que le statu quo serait maintenu, moyennant toutefois une cotisation annuelle.

Charles Goerens souligne que 48 % des électeurs britanniques souhaitent conserver leur citoyenneté européenne et devraient conserver ce droit. L'UE devrait accompagner ce processus en proposant une solution concrète aux citoyens britanniques privés de leur identité européenne.

Une modification des traités au niveau européen sera nécessaire, car les traités actuels précisent que la citoyenneté européenne découle directement de la citoyenneté nationale des États membres. La citoyenneté de l'Union européenne s'ajoute actuellement à la citoyenneté nationale et ne la remplace pas.

Alors, que se passe-t-il ensuite ? Rien de concret ne peut se produire tant que le Royaume-Uni n'aura pas déclenché l'article 50, qui enclenchera le divorce avec l'UE. Entre-temps, la commission constitutionnelle du Parlement européen votera sur les amendements, suivis d'un vote au Parlement européen dès l'année prochaine. La poursuite du développement des propositions ne pourra avoir lieu que lors des négociations qui suivront l'article 50, lors de la mise à jour des traités actuels.

Certains partisans du Brexit sont, bien sûr, mécontents, le directeur de campagne « Get Britain Out » se plaignant que cette mesure ne fera qu'aggraver les divisions au sein de la population britannique à un moment où l'unité est indispensable. Au contraire, je pense que les partisans du Brexit n'ont pas grand-chose à craindre d'une mesure qui offrirait davantage de choix démocratiques et contribuerait à protéger les droits de ceux qui souhaitent préserver leur identité européenne ; il n'existe pas de solution universelle.

Si vous souhaitez contacter Charles Goerens et pour plus d'informations, veuillez consulter mon site Expat Survival : http://expat.barriemahoney.com

Si vous avez apprécié cet article, jetez un œil aux sites Web de Barrie : http://barriemahoney.com et http://thecanaryislander.com ou lisez son dernier livre, « Empreintes dans le sable » (ISBN : (9780995602717). Disponible en livre de poche et en version Kindle.

© Barrie Mahoney