Le déficit de l'ensemble des pouvoirs publics au troisième trimestre de l'année s'est établi à 2.59% du PIB, en ligne avec l'objectif de stabilité budgétaire de 4.6% fixé pour l'année.
Le ministère du Trésor et de la Fonction publique a publié sur son site web les chiffres du déficit public pour le troisième trimestre 2016, y compris ceux des collectivités locales. Il a également publié les chiffres du déficit de l'État pour le mois de novembre, ainsi que le déficit cumulé de l'État, des collectivités régionales et de la Sécurité sociale, hors collectivités locales, pour le mois d'octobre, en comptabilité nationale.
Déficit de l'État (novembre)
L'État a enregistré un déficit de 26.41 milliards d'euros jusqu'au mois de novembre, soit 2.36 % du PIB. Ce ratio de déficit est inférieur de 0.01 point de pourcentage à celui enregistré à la même période l'an dernier, mais supérieur de 3.7 % à celui enregistré à la même période en 2015.
Cette évolution s'explique par une baisse des recettes fiscales au mois de novembre suite à l'augmentation de 38.6% des rabais demandés.
Ressources non financières de l'État
Les ressources non financières de l'Etat se sont élevées jusqu'en novembre à 159.12 milliards d'euros, soit 14.24% du PIB, en baisse de 2.5% sur un an.
Français Cette baisse est principalement due à la baisse des recettes fiscales, qui sont passées de 140.55 milliards d'euros en 2015 à 137.6 milliards d'euros en 2016, soit 2.95 milliards de moins. La majeure partie de cette baisse a eu lieu au mois de novembre pour la raison mentionnée ci-dessus, à cause de l'augmentation de 38.6 % des réductions demandées, en particulier pour l'impôt sur les sociétés, qui a augmenté de 652 millions d'euros, et de la baisse des recettes collectées au titre de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de 991 millions d'euros. L'impôt sur le revenu des personnes physiques a diminué de près de 7 % en novembre 2015, principalement en raison du règlement définitif du système de financement des gouvernements régionaux pour 2014 (réglé en juillet), ce qui a entraîné une baisse des recettes de cet impôt pour l'État d'un montant de 2.13 milliards d'euros.
Les autres impôts ont diminué de 2.4 %, principalement en raison de la baisse des recettes perçues au titre de la taxe sur l'utilisation de l'eau continentale pour la production d'énergie de 55.4 %, étant donné qu'en 2015, cela incluait les auto-évaluations de 2013 et 2014 et la baisse de 20.7 % des recettes de la taxe sur la valeur de la production d'électricité, qui sont passées de 1.55 milliard d'euros en novembre 2015 à 1.23 milliard en novembre 2016.
Les revenus des biens de l'État ont augmenté de 18.3 %, principalement en raison de la hausse des dividendes de la Banque d'Espagne et d'ENAIRE, et en raison des intérêts courus sur les prêts accordés et imputés aux fonds de financement des gouvernements régionaux et des collectivités locales, qui ont augmenté de 16.5 %.
Dépenses non financières de l'État
Les dépenses non financières de l'Etat se sont établies à 185.53 milliards d'euros jusqu'à fin novembre, en baisse de 1.7% par rapport à 2015, une baisse qui se reflète dans presque toutes les rubriques de dépenses.
Les transferts courants entre les administrations publiques, premier poste de dépenses (près de 60 % du total), ont diminué de 1.3 % (1.35 milliard d'euros). Cette baisse s'explique principalement par la diminution des transferts vers le Service national de l'emploi, qui s'élèvent à 5.64 milliards d'euros, soit une baisse de 61.3 %, en raison de l'augmentation des transferts vers les administrations régionales (+ 5.5 %) et les collectivités locales (+ 3.8 %).
Les dépenses de consommation intermédiaire ont diminué de 7.1 % par rapport à 2015 et de 30.4 % sur le mois. La rémunération des salariés a diminué de 0.1 %, pour un total de dépenses de 15.83 milliards d'euros. Les intérêts courus ont diminué de 4.5 %, en raison des variations des taux d'intérêt.
Parmi les postes de dépenses courantes qui ont augmenté, il convient de souligner celui des prestations sociales autres que les transferts sociaux en nature, qui ont augmenté de 6% sur un an pour atteindre un total de 12.75 milliards d'euros, principalement en raison de l'augmentation des dépenses pour les pensions des anciens fonctionnaires, qui ont augmenté de 3.9%.
Déficit conjoint du gouvernement central, des gouvernements régionaux et du système de sécurité sociale (octobre)
Le déficit commun des pouvoirs publics jusqu'en octobre, hors collectivités locales, s'établissait à 2.68 % du PIB, soit 15.4 % de moins qu'à la même période de l'année précédente (et 13.8 % de moins qu'en septembre). Si l'on exclut le solde net des aides aux institutions financières pour les deux périodes, qui s'élevait à 2016 milliards d'euros en 2.25 et à 2015 millions d'euros en 456, le déficit d'octobre 2016 équivaudrait à 2.88 % du PIB, soit une baisse de 10.2 % sur un an.
Gouvernement central
Le déficit du gouvernement central (hors aide financière) s'est établi à 1.77 % du PIB en octobre, contre 1.83 % en octobre 2015.
La performance positive de ce sous-secteur en octobre est principalement due à l'augmentation des recettes provenant des paiements partiels de l'impôt sur les sociétés approuvés par le décret-loi royal 2/2016 et, dans une moindre mesure, à la diminution des transferts au Service public de l'emploi de l'État (SEPE).
Si l'on inclut l'aide aux institutions financières, le déficit du Gouvernement central s'élèverait à 1.97% du PIB, incluant le déficit de l'Etat (1.94% du PIB), ainsi que le déficit des organismes du Gouvernement central (0.03% du PIB).
Gouvernements régionaux
Les gouvernements régionaux ont réduit leur déficit de plus de 70% par rapport à la même période de l'année dernière, pour s'établir à 3.73 milliards d'euros, soit 0.33% du PIB, contre 13.18 milliards d'euros à la même période de 2015.
Le déficit régional a été favorablement affecté par le résultat du règlement définitif de 2014, avec un solde en faveur des gouvernements régionaux s'élevant à 7.67 milliards d'euros, par rapport au règlement définitif de 2013 qui, bien que favorable également aux gouvernements régionaux, s'élevait seulement à 1.75 milliard d'euros.
Fonds de sécurité sociale
Les caisses de sécurité sociale ont enregistré jusqu'en octobre un déficit de 6.46 milliards d'euros, soit 0.58% du PIB, soit 3.93 milliards d'euros de plus qu'à la même période de l'année dernière.
Français Cela est principalement dû à un déficit plus élevé du système de sécurité sociale, en hausse de 18.3 % par rapport à 2015, bien qu'il y ait eu une augmentation notable des cotisations sociales, en hausse de 3.1 % (triplant le taux de 1 % enregistré il y a un an). Les prestations sociales ont augmenté de 3.4 %. La majeure partie de ces dépenses est consacrée aux retraites contributives, avec une augmentation de 1.2 % sur un an du nombre de bénéficiaires et des pensions mensuelles moyennes de 907.8 euros, en hausse de 1.9 % par rapport à 2015, supérieures à l'augmentation annuelle des pensions, car en termes nets, de nouveaux retraités rejoignent le système avec des pensions plus élevées. Cela donne un différentiel de 27.4 % entre le taux de croissance de la principale dépense du système et son financement.
Il faut également noter la baisse de l'excédent du Service public de l'emploi de l'État, qui a chuté de moitié en raison de la baisse des transferts reçus de l'État (5.17 milliards d'euros de moins qu'en 2015).
Sur une note positive, le Fonds de garantie des salaires (FOGASA) a réduit son déficit de 58.4%.
Déficit commun des pouvoirs publics (troisième trimestre)
Les collectivités locales ont enregistré un excédent de 5.76 milliards d'euros, soit 0.52% du PIB, en hausse de 63.5% par rapport au troisième trimestre 2015. L'augmentation nominale s'élève à 2.24 milliards d'euros.
Cette augmentation est le résultat d'une augmentation des recettes, de 2.2%, et d'une réduction des dépenses de 2.5%, pourcentages directement affectés par le résultat de l'assainissement du système de financement, qui a conduit à un solde positif cette année de ces autorités d'un montant de 923 millions d'euros, tandis que le solde en faveur de l'État en 2015 s'élevait à 772 millions.
Suite aux résultats publiés par les collectivités locales, le déficit du secteur public au troisième trimestre s'établit à 2.59% du PIB, hors aides financières, en baisse de 10.6% sur un an et de 9% par rapport au déficit enregistré au deuxième trimestre 2016. Ces chiffres nous placent en ligne avec l'atteinte de l'objectif de stabilité budgétaire fixé pour 2016 de 4.6% du PIB.













