écrivain allemand Johann Wolfgang Goethe Il a expliqué un jour que si quelqu'un, au nom de la liberté, renonce à être lui-même, c'est comme si cette personne se suicidait.
Un certain type d'éthique, qui pose comme critère une double morale dans de nombreux domaines de l'existence humaine, se répand comme une drogue mortelle. C'est pourquoi s'est développée une mentalité acceptant que « la fin justifie les moyens », estimant également que cette mentalité est légitime tant qu'elle contribue à un bonheur humain sans bornes. Selon Thomas d'Aquin, cependant, on ne peut jamais justifier un moyen même si la fin est sublime,
La solution à cette situation cruelle est liée à l'Auteur de toutes choses et à l'exercice de notre libre arbitre. Nous pouvons renoncer ou nier la grandeur qui le concerne, et c'est précisément là que se situent les côtés lumineux et obscurs du libre arbitre.
Les humains ont perdu le bonheur et la joie de vivre, car ils refusent de renoncer à leur liberté. De plus, la vérité qui plane comme un mantra sur notre libre arbitre nous rend libres, car la liberté prend tout son sens lorsqu'elle agit au nom de la vérité. Que nous soyons enfants de Dieu ou prisonniers de l'orgueil, de l'érotisme et de ce narcissisme tourmenté dans lequel tant de mortels sont prisonniers.
La liberté implique une grande responsabilité qui remet en ordre toute notre existence. Les humains privés de liberté sont comme des nuages sans eau, ballottés par les vents et ces arbres d'automne stériles, deux fois morts et sans racines. Là où il n'y a pas d'intimité avec la Déité, un vide personnel surgit : dans la solitude et le silence, dans cet abîme obscur, tout devient oppression et détresse.
Saint Augustin d'Hippone Il a écrit un jour ce merveilleux chant de liberté qui expliquait que Dieu avait créé les humains sans eux et qu'il ne les sauverait pas sans eux. C'est un hymne à la liberté.
Le libre arbitre et son abandon ne sont pas contradictoires ; ils se protègent toujours mutuellement. La liberté ne peut être conférée que par un coup de flèche d'amour, car une liberté sans apogée, sans critère objectif et sans véritable engagement n'est qu'un péché. C'est seulement parce que je le veux, parce que je suis libre, parce que je suis prêt à renoncer à mon libre arbitre, que j'ai choisi de me consacrer à Dieu.
La liberté prend tout son sens lorsqu'elle est cultivée au service de la vérité. Saint Jean affirmait un jour que seule la vérité vous libérera. « Ô liberté, délice de mon existence ! Sans toi, le travail est une torture et la vie une mort prolongée », affirmait le philosophe français. Pierre-Joseph Proudhon avec ardeur (Traduit par Gianna A. Sanchez-Moretti)..
Clemente Ferrer, Forum indépendant d'opinion
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