Depuis la récession économique mondiale de 2008, et beaucoup diraient bien avant, les constructeurs et promoteurs sont accusés de conserver des terrains destinés à être aménagés dans l'espoir d'une augmentation de leur valeur. C'est alors, et seulement lorsque le prix des terrains et des biens immobiliers connaîtra une hausse significative, que les travaux de construction seront achevés.
Comme nous l'avons constaté aux Canaries, en Espagne et au Royaume-Uni, cette approche a entraîné une pénurie de logements abordables, les projets de construction étant suspendus ou abandonnés. De nombreuses jeunes familles canariennes vivent encore chez leurs parents, avec peu d'espoir de pouvoir un jour louer ou acheter leur propre logement. Malgré les promesses des gouvernements, il faudra probablement de nombreuses années avant qu'elles ne soient tenues, voire jamais.
En matière de réparation des infrastructures, une municipalité espagnole en a assez et va prendre des mesures drastiques pour contrer cette léthargie au nom du profit, que beaucoup considèrent comme étant attendue depuis longtemps. Le plan prévoit de sévir contre les promoteurs qui n'ont pas terminé les travaux convenus. Le Département de l'Urbanisme saisira environ 500,000 XNUMX euros de cautions, que les constructeurs et promoteurs sont tenus de déposer auprès de la municipalité au stade de la planification, pour les travaux de réparation des routes, des trottoirs et des espaces publics convenus. Ces cautions sont exigées lors de la phase initiale d'octroi de tous les permis de construire, principalement pour garantir l'achèvement des travaux.
Cette somme est liée à une soixantaine de permis datant de l'essor du secteur de la construction d'avant 60. La municipalité a examiné chaque dossier en détail et détaillé le coût des travaux convenus restant à réaliser. Si les entreprises concernées sont toujours en activité, elles auront le choix entre honorer immédiatement l'accord ou saisir les fonds de l'obligation afin que la municipalité puisse achever les travaux restants. Cela semble être une réponse évidente et constitue l'objectif principal de l'obligation.
Aux îles Canaries et en Espagne, de nombreux projets de construction restent inachevés. Des centres commerciaux, des lotissements, des routes et des bâtiments publics ont été abandonnés dès le début des travaux, voire n'ont jamais commencé. Dans tous les cas, une caution aurait dû être déposée auprès de la municipalité pour garantir l'achèvement des travaux à temps. Cependant, dans certains cas, les liens étroits entre les promoteurs et les élus municipaux empêchent toute mesure drastique, allant jusqu'à la confiscation de la caution pour garantir l'achèvement des travaux, et de nombreux projets restent bloqués dans une sorte de « limbes » immobilières.
On entend souvent parler de la nécessité d'une croissance économique rapide, de la création d'emplois et de la construction de nouveaux logements. L'achèvement des projets de construction en cours, notamment sur des terrains déjà destinés à la construction résidentielle, constituerait peut-être une contribution bienvenue à la fois à la pénurie de logements et à la création d'emplois.
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