L'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 3 % en janvier sur un an, soit 1.4 point de plus qu'en décembre 2016, selon les chiffres publiés par l'Institut national de la statistique (INE). Ce chiffre coïncide avec le chiffre avancé annoncé par l'INE à la fin du mois dernier.
Cette accélération est principalement due à l'évolution des prix des produits énergétiques, et notamment des carburants et des combustibles. En glissement mensuel, l'IPC général a reculé de 0.5 % en janvier, contre une baisse de 1.9 % au même mois de 2016.
Les prix des produits énergétiques ont augmenté de 17.5 % en janvier sur un an, après une hausse de 5.3 % en décembre. Cette hausse s'explique principalement par la hausse des prix de l'électricité, qui sont passés de 3.7 % en décembre à 26.2 % en janvier sur un an, ainsi que par la performance des carburants et des combustibles, dont les prix ont progressé de 6 % à 13.9 %, principalement en raison de l'effet de base lié à la forte baisse de janvier 2016.
L'inflation des prix des denrées alimentaires en janvier s'est établie à 1.1 %, soit trois dixièmes de plus que le mois précédent, en raison d'une accélération des prix des denrées alimentaires non transformées de six dixièmes à 2.7 %, ainsi que d'une légère hausse des prix des denrées alimentaires transformées, des boissons et du tabac, d'un dixième à 0.3 % sur un an. Un élément notable de la hausse des prix des denrées alimentaires non transformées est la hausse de plus de 10 points du taux de croissance des prix des légumineuses et des légumes frais à 17.9 %.
L'inflation sous-jacente (qui exclut les éléments les plus volatils de l'IPC – les produits alimentaires frais et l'énergie) a augmenté d'un dixième en janvier pour atteindre 1.1 %, en raison de la hausse des prix des biens industriels non énergétiques – NEIG – (en hausse de deux dixièmes à 0.8 %) et des prix des aliments transformés (en hausse d'un dixième à 0.3 %), partiellement compensée par le ralentissement du taux de croissance des prix des services (1.3 % contre 1.6 % en décembre). Français En termes mensuels, l'IPC a diminué en janvier 2017 de 0.5 %, contre une baisse de 1.9 % en janvier 2016. Par composante, les prix des produits énergétiques ont augmenté de 4.6 % après avoir baissé de 6.2 % un an auparavant, les prix des services ont baissé de 0.3 %, après une stabilisation des prix en janvier 2016, les prix des biens et services non énergétiques ont diminué de 4.5 %, trois dixièmes de moins qu'en janvier de l'année précédente, et les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 0.7 %, deux dixièmes de plus qu'en janvier 2016.
Dans le secteur alimentaire, les prix des aliments non transformés ont enregistré en janvier 2017 une croissance mensuelle de 1.8 %, soit cinq dixièmes de plus que le chiffre du même mois en 2016, tandis que les prix des aliments transformés ont augmenté de 0.2 %, soit un dixième de plus qu'un an plus tôt.
Français L'IPC d'une année sur l'autre a augmenté en janvier 2017 dans toutes les communautés autonomes. Les plus fortes hausses ont été enregistrées par Castille-et-Léon (+1.8 point, à 3.4 %) et Castille-La Manche et la Communauté de Valence (+1.7 point chacune, à 3.3 % et 3 %, respectivement). Les plus faibles hausses ont été enregistrées en Navarre (+1.1 % à 2.9 %) et aux Îles Canaries et en Catalogne, toutes deux avec un taux d'inflation de 1.2 % (à 2.5 % et 3.1 % respectivement).
Le taux de l'IPC annuel à impôts constants s'est établi à 3 % en janvier, soit le même que le taux général de l'IPC.
L'INE a également publié l'IPC harmonisé (IPCH) pour janvier 2017, dont le taux de variation sur un an s'établit à 2.9%, soit 1.5 point de plus qu'en décembre 2016. Le chiffre annoncé par Eurostat pour l'ensemble de la zone euro s'établit quant à lui à 1.8%, contre 1.1% le mois précédent, et le taux harmonisé à 0.9%.
L'IPC publié mercredi par l'INE est établi en référence à la nouvelle base de 2016. De plus, comme chaque année, l'INE a mis à jour les pondérations des articles qui composent l'IPC, reflétant les changements dans les habitudes de consommation et les révisions méthodologiques des indices et les améliorations des estimations des dépenses de consommation des différents articles.













