CD CASTELLON – 1 CD TORREVIEJA – 2 …..PAR STEVE HIBBERD
Assis dans l'impressionnant stade Castalia, par un chaud dimanche après-midi, j'ai assisté à une performance d'une équipe de Torry qu'on n'avait pas vue depuis des semaines. Certes, ils ont été victimes de décisions douteuses ces dernières semaines, mais en toute honnêteté, ils n'ont pas l'air d'une équipe qui joue pour l'autre.
Les statistiques sont irréfutables : c'était début novembre qu'ils avaient obtenu trois points pour la dernière fois, lors d'une courte victoire 3-1 contre Silla. Force est de constater que le stade Nelson Mandela manque cruellement d'ambiance, tandis que le stade Vicente Garcia déborde d'ambiance. Une foule de 0 2,000 supporters a donc donné aux joueurs de Pedreno le coup de pouce dont ils avaient tant besoin. Ils en rêvaient – et cela s'est vu. Lors de la visite de Castellon à Nelson Mandela en octobre dernier, la défaite 0-3 était un signe avant-coureur pour Torry. Les hôtes d'hier ont donc dû être sous le choc de la pugnacité avec laquelle leurs visiteurs se sont battus, comme si leur vie en dépendait, pendant plus de 90 minutes.
Javi Meca, Dani Salazar, Martin, Pastor et Molina ont tous été avertis, car cette mentalité d'équipe qui ne fait pas de prisonniers a suscité la colère des dirigeants de Castellon et des supporters, mais lorsque des mesures désespérées sont nécessaires, des sacrifices doivent simplement être faits.
Le capitaine Javi Meca a été victime d'une faute de Ruiz Garcia dès la 12e minute, sa frappe brutale n'ayant laissé aucun choix à l'arbitre. Une minute plus tard, Lewis a délivré une magnifique passe décisive à Pastor, mais alors qu'il se dirigeait vers le but, un signal de hors-jeu a gâché l'action. Quelques secondes plus tard, une frappe fulgurante de 25 mètres de l'impressionnant Lewis a forcé le gardien Zagala à effectuer un magnifique arrêt du bout des doigts.
Un centre de Molina venu de la droite à la 15e minute a trouvé Luis Carlos, qui, depuis l'entrée de la surface, a décoché une frappe puissante dans la lucarne opposée, lui offrant son premier but en compétition depuis deux saisons. À la 2e minute, une autre passe de Lewis a filé à travers le but, mais Luis Carlos n'a malheureusement pas réussi à doubler la mise. Six minutes plus tard, une faute inutile de Dani Salazar sur Zarzo dans la surface de réparation a permis à ce dernier de se dépoussiérer avant de tromper le gardien José Carlos. Le score étant désormais à égalité, le match a connu un quart d'heure de jeu mouvementé, hormis une frappe à bout portant de Pastor qui a forcé un arrêt intelligent.
La deuxième mi-temps a débuté avec une frappe lointaine de José Carlos, qui a permis à Castellon de gagner en détermination. Lewis a frappé un coup franc à la 2e minute, dévié au-dessus, puis, sur le corner qui en a résulté, Martin a tiré haut et à côté. À la 30e minute, la défense de Torry a réussi à dévier le ballon, malgré les efforts de ses hôtes.
Molina a réalisé une brillante série solo, interrompue par un tacle de dernière minute parfaitement exécuté, permettant à Torry de riposter dans ce match palpitant. À la 67e minute, Pastor a été brutalement fauché dans la surface, offrant à Lewis l'occasion de transformer un penalty parfait. Le meilleur buteur de Torry a célébré avec ses coéquipiers comme s'ils venaient d'être promus, un spectacle rassurant.
Les joueurs ont été dos au mur pendant une vingtaine de minutes, Torry subissant une pression intense, mais il faut féliciter l'arbitre pour la façon dont il a contrôlé ce match difficile. Il a choisi d'avertir un attaquant local pour avoir plongé dans la surface en fin de match, alors qu'un arbitre moins compétent aurait préféré la facilité et accordé un penalty.
Cette superbe victoire permet à Torry de remonter à la troisième place, à seulement six points du maintien, l'équipe qui, ironiquement, sera son prochain adversaire, Buñol. Rendez-vous dimanche 3 mars à 6h5 au stade Nelson Mendela pour marquer trois points supplémentaires, non seulement indispensables, mais tout à fait envisageables.














