Madrid, le 6 septembre 2017.- VOX a déposé une plainte devant la Cour supérieure de justice de Catalogne contre les membres du Bureau du Parlement de Catalogne et du Gouvernement de la Generalitat après avoir appris qu'aujourd'hui, à l'exception de son Secrétaire général, qui a refusé de signer un acte aussi illégal, a accepté l'admission à la procédure d'urgence de la loi référendaire, avec laquelle on prétend donner un semblant de légalité au coup d'État en Catalogne prévu pour le 1er octobre prochain.
Français Les délits que VOX dénonce dans sa plainte sont ceux de prévarication, typifiés et punis à l'art. 404 du Code pénal, d'usurpation d'attributions et de fonctions, typifiés et punis à l'art. 402 et à l'art. 506 du Code pénal, de désobéissance à l'autorité judiciaire, typifiés et punis à l'art. 410 du Code pénal, de complot en vue de commettre une rébellion, typifiés et punis à l'art. 472 en relation avec l'art. 473, tous deux du Code pénal, de sédition en degré d'intention, typifiés et punis à l'art. 544 en relation avec l'art. 545.1 et l'art. 548, tous du Code pénal, et de détournement de fonds publics, typifiés et punis à l'art. 432 du Code pénal.
La plainte déposée par les services juridiques de VOX fait état de faits qui pourraient constituer des crimes passibles d'une peine allant jusqu'à vingt-cinq ans de prison, et d'une interdiction absolue d'exercer une fonction ou un emploi public pour la même période, ainsi que d'amendes pécuniaires.
Santiago Abascal, président de VOX, présent à Barcelone cet après-midi à 19h30 pour participer à une marche devant la délégation gouvernementale afin d'exiger du gouvernement l'application de l'article 155, a déclaré : « Le gouvernement est devenu une statue de sel immobile devant la fenêtre du Tribunal constitutionnel. Avec cette plainte, VOX entend stopper le coup d'État en Catalogne en appliquant la loi, ce que Mariano Rajoy n'ose pas faire, comme c'est son devoir, en appliquant l'article 155 de la Constitution. Il est urgent de ramener la Catalogne à la normalité démocratique. C'est pourquoi, depuis VOX, nous agissons avec les outils à notre disposition et exigeons du gouvernement qu'il en fasse de même avec les siens, en appliquant la Constitution et en appliquant le Code pénal. » Santiago Abascal a ajouté que si le président du gouvernement n'agissait pas immédiatement, il perdrait toute légitimité : « De ce fait, l'État est tombé dans la passivité juridique, politique et démocratique face au coup d'État que nous vivons en Catalogne. »
Santiago Abascal a ajouté que « l’impunité avec laquelle sont traités les séparatistes constitue, en plus d’une atteinte à l’unité de l’Espagne, une discrimination claire contre les citoyens qui paient leurs amendes et à qui la loi est appliquée sans considération ».













