À partir du 6 juillet, les voitures et les fourgonnettes nouvellement homologuées en Europe devront être équipées de jusqu'à huit systèmes de support, parmi lesquels les plus controversés et les plus innovants sont les soi-disant boîtes noires.

À compter de juillet 2022, tous les véhicules nouvellement homologués et vendus dans l'Union européenne devront être équipés d'un maximum de huit nouveaux systèmes d'aide à la conduite ADAS (Advanced Driving Assistance Systems). C'est ce que prévoit le règlement 2019/2144 du Parlement européen du 27 novembre, également appelé Règlement général de sécurité (RGS). Par ailleurs, en 2020 et 2021, divers règlements de l'ONU et de l'UE ont détaillé la mise en œuvre spécifique de ces aides.

La question de l'intégration de boîtes noires dans les véhicules privés a suscité beaucoup d'intérêt en raison des risques d'atteinte à la vie privée et de l'utilisation des données collectées par ces appareils. Nous espérons répondre ici à certaines de vos questions.

Que sont exactement ces boîtes noires ?

Ces dispositifs, officiellement appelés EDR (Event Data Recorder), ont la taille d'un téléphone portable et, selon la DGT, pourraient être situés sous le siège conducteur, vissés au châssis du véhicule. D'autres experts soulignent toutefois que ces boîtiers noirs seront probablement ajoutés aux unités de contrôle des airbags existantes, généralement situées sous la console centrale du véhicule, juste avant le levier de vitesses.

Quel que soit leur emplacement, ces boîtes noires sont destinées à enregistrer et stocker certaines informations sur le véhicule afin qu'en cas d'incident, il soit possible de savoir ce qui s'est passé avant, pendant et après l'incident. Pour cette raison, elles enregistrent les données (attention, elles n'enregistrent jamais les sons ni les images) de manière cyclique, de sorte qu'en cas d'incident, les données seront enregistrées pendant les 30 secondes précédant l'incident et les cinq secondes suivant.

Dans quels véhicules doivent-ils être montés ?

La mise en place des boîtes noires et des autres dispositifs d'assistance ne sera obligatoire que pour les voitures neuves et les fourgonnettes homologuées après le 6 juillet. Cela signifie qu'elle n'affectera pas les véhicules déjà commercialisés et soumis à un restylage à partir de cette date, car les mises à jour des véhicules ne sont pas homologuées.

La réglementation européenne établit également qu'à partir de 2024, ces boîtes noires et le reste des aides devront être obligatoirement équipées dans toutes les voitures et fourgonnettes neuves vendues en Europe, même si elles ont été homologuées avant le 6 juillet 2022.

Quelles données ces boîtes noires enregistrent-elles ?

Ces appareils collecteront jusqu'à 15 types de données différentes, parmi lesquelles la vitesse du véhicule, le freinage, le régime moteur, la force du choc frontal et latéral, les mouvements de direction ou la position de l'accélérateur. Ils enregistreront également le fonctionnement de différents systèmes de sécurité tels que les airbags, les ceintures de sécurité et les aides à la conduite. Tous les enregistrements seront bien sûr chronologiques, car ce boîtier enregistrera toujours l'heure et la date de l'incident.

Qui pourra accéder à ces données et pour quoi ?

L'obtention des données des boîtes noires, collectées en les connectant à un dispositif CDR (Crash Data Retrieval) spécifique, lui-même connecté à un ordinateur, relèvera de la seule responsabilité des autorités de chaque pays. Ce règlement insiste sur la protection de la vie privée des conducteurs et prévoit la possibilité d'identifier le propriétaire ou le détenteur d'un véhicule spécifique sur la base des données enregistrées.

Cela signifie que, comme le souligne la DGT, ces boîtes noires ne stockent pas « de données personnelles, telles que le nom, l'âge ou le sexe du conducteur » et insiste sur le fait qu'« elles ne servent pas à établir la culpabilité d'un incident, mais à analyser les causes et à encourager une meilleure conduite ».

Et le reste des systèmes obligatoires à partir de juillet sont…

Outre les boîtes noires, il existe d'autres systèmes ADAS, dont les premières versions ont été « intégrées par certains constructeurs dès 2015 ». Ce problème, et le fait que certains de ces systèmes soient essentiels pour que les véhicules obtiennent de bons résultats aux tests tels qu'EuroNCAP, ont contribué à leur généralisation dans les nouveaux véhicules.

ISA ou Assistant de vitesse intelligent

Caméra de recul

Système de freinage d'urgence autonome

Feux de freinage d'urgence

Interface pour la connexion d'un éthylotest

Centrale d'alerte de distraction

Système de surveillance de la somnolence et de la perte d'attention du conducteur

Système de maintien de voie LKA

Sera-t-il possible de vérifier le fonctionnement de ces ADAS lors du passage de l'ITV ?

Il est prévu que, dans le futur, les éditions de ce Manuel commenceront à les inclure. Mais il faudra

Quel objectif poursuit l’UE avec l’inclusion de cette aide obligatoire ?

Améliorer la sécurité routière et réduire les accidents de la route. Selon une étude du Parlement européen, l'adoption de ces systèmes pourrait éviter 25,000 140,000 décès et plus de 18 XNUMX blessures dans l'UE au cours des XNUMX prochaines années.

Et c'est que l'inclusion de ces systèmes d'assistance à la conduite (auxquels, à partir de 2024, s'ajoutera l'incorporation d'autres aides) s'inscrit dans la stratégie Vision Zéro, qui vise à ce qu'en 2050, au sein de l'UE, il n'y ait plus de décès causés par des accidents de la route.