L'ancien maire de Bigastro, José Joaquín Moya, a reconnu mercredi devant le tribunal de la section VII d'Elche les accusations de fraude et de prévarication, acceptant deux peines totalisant sept ans d'interdiction d'exercer une fonction publique. Chaque délit est passible d'une peine de trois ans et six mois. La même peine a été prononcée contre son successeur, Raúl Valerio Medina, et contre Antonio Saseta, qui a été secrétaire municipal sous les deux administrations.

L'enquête a révélé un système de cotisations agricoles frauduleuses versées par la Mairie de Bigastro entre 2003 et 2011. Ces fausses cotisations ont bénéficié à 47 habitants, en majorité des femmes, inscrits au Régime Agricole de la Sécurité Sociale alors qu'ils n'effectuaient aucun travail agricole.

Selon le parquet, l'objectif de ce système était de permettre aux bénéficiaires d'accéder à une série de prestations de sécurité sociale, notamment des prestations non financières, comme une couverture santé, et des prestations financières à long terme, notamment des pensions de retraite à vie.

Cette affaire met en lumière l’utilisation abusive des ressources publiques à des fins personnelles et souligne une fois de plus la nécessité de rendre des comptes dans la fonction publique au sein de la politique locale.