Le Tribunal supérieur de justice de la Communauté valencienne (TSJCV) a déclaré nul et non avenu le licenciement d'une trentaine de laborantins de l'hôpital universitaire de Torrevieja. Ces travailleurs, qui travaillaient à l'hôpital depuis 30 ans, doivent désormais être réintégrés, bien que le ministère de la Santé ait la possibilité de faire appel de cette décision.
Les employés concernés ont été licenciés le 22 juillet 2023, suite à la décision de la Generalitat Valenciana de ne pas renouveler la concession avec l'entreprise de santé Ribera Salud en novembre 2021. Le syndicat Comisiones Obreras (CCOO) a confirmé que le tribunal a jugé que la Generalitat aurait dû subroger le personnel à la fin de la concession, et a critiqué le ministère de la Santé pour sa mauvaise gestion de la transition.
DÉCISION ET MAUVAISE GESTION
La décision du tribunal souligne que la Generalitat a disposé de suffisamment de temps pour déterminer comment gérer le personnel du laboratoire après la fin de la concession. Elle reproche au ministère d'avoir eu recours à un contrat d'urgence au lieu de subroger le personnel ou d'externaliser le service par appel d'offres. Les travailleurs, pleinement intégrés aux opérations quotidiennes de l'hôpital, n'ont jamais été traités comme un service externe.
Pendant près de 18 ans, le personnel du laboratoire a travaillé aux côtés d'autres employés de l'hôpital, dans les mêmes locaux, dans des conditions comparables et avec des accords similaires. La principale différence résidait dans le fait qu'ils étaient techniquement employés par une filiale du concessionnaire Ribera Salud.
En plus de réintégrer les travailleurs, le ministère de la Santé a été condamné à payer leurs salaires rétroactivement à partir du moment de leur licenciement jusqu'à leur réembauche.
CONTEXTE DU CONFLIT
Les travailleurs de laboratoire ont été victimes d'un changement administratif plus important lorsque la Generalitat a pris en charge le département de la Santé de Torrevieja en 2021. Alors que plus de 1,000 XNUMX travailleurs de la santé ont été subrogés lors de cette transition, le personnel de laboratoire a été exclu de ce processus. L'entreprise Ribera Salud ne les a pas inclus dans sa liste de personnel subrogé, et la Generalitat n'a pas réglé leur situation, malgré un an de planification.
La Generalitat avait initialement signé un contrat d'urgence pour maintenir temporairement le fonctionnement du laboratoire, le temps de préparer le renouvellement des équipements et l'ouverture de postes pour le personnel statutaire. Cependant, les employés licenciés ont été exclus de ce nouveau vivier de postes, et leurs années de service à Torrevieja n'ont pas été comptabilisées pour leur admissibilité. Ironiquement, leurs deux années sous contrat d'urgence ont été comptabilisées comme ancienneté, ce qui conforte leur argument selon lequel ils auraient dû être subrogés dès le départ.
RÉPONSE DU SYNDICAT ET PROCHAINES ÉTAPES
CCOO et d'autres syndicats ont salué la décision du tribunal, la qualifiant de victoire majeure pour les droits des travailleurs. Ils ont exhorté le ministère de la Santé à ne pas faire appel, arguant que de nouvelles poursuites judiciaires ne feraient que retarder la justice. Ils restent convaincus que la Cour suprême, si elle était saisie, confirmerait la décision du TSJCV.
Le ministre de la Santé, Marciano Gómez, a déclaré publiquement que le ministère se conformerait à la décision du tribunal si celle-ci était confirmée. Toutefois, la décision finale de faire appel appartient aux services juridiques et aux dirigeants politiques de la Generalitat.
Pour les travailleurs licenciés, cette décision représente une étape tant attendue vers le rétablissement de leurs moyens de subsistance. Alors que la Generalitat réfléchit à sa prochaine décision, cette affaire continue de mettre en lumière la complexité de l'administration des soins de santé et des droits des travailleurs dans la Communauté valencienne.











