Les autorités chargées du logement ont ordonné le retrait de plus de 1 200 annonces de locations touristiques illégales à Torrevieja, dans le cadre d'une campagne nationale de lutte contre les locations de courte durée non déclarées. La province d'Alicante figure parmi les régions les plus touchées par cette mesure au sein de la Communauté valencienne.

Le ministère du Logement et de l'Agenda urbain a informé les plateformes de location en ligne de l'existence de 86 275 locations touristiques et saisonnières illégales à travers l'Espagne, dont 14 387 dans la Communauté valencienne, et a demandé aux plateformes de supprimer les annonces correspondantes.

Selon la ministre du Logement, Isabel Rodríguez, les propriétés concernées n'ont pas obtenu le numéro d'enregistrement obligatoire requis pour les locations de courte durée, ce qui les place en infraction avec la réglementation en vigueur.

Suite à cette notification, les plateformes numériques sont tenues de retirer les annonces sans délai, car bon nombre de ces biens peuvent être annoncés simultanément sur plusieurs plateformes, a indiqué le ministère.

Torrevieja parmi les municipalités ayant enregistré le plus grand nombre de rejets

Au niveau municipal, Torrevieja figure parmi les municipalités ayant le plus grand nombre de demandes d'enregistrement rejetées, avec 1 240 logements refusés pour une utilisation touristique.

Cela place cette ville côtière parmi les localités ayant enregistré le plus grand nombre de demandes de permis de construire révoquées à l'échelle nationale, aux côtés de grandes villes et de destinations touristiques établies telles que Madrid, Barcelone, Marbella et Séville.

Au sein de la Communauté valencienne, la ville de Valence a également enregistré un nombre élevé de rejets, avec 1 874 demandes refusées, ce qui en fait la deuxième région la plus touchée d'Espagne, après l'Andalousie.

Contrôle plus strict des locations de courte durée

Sur les 412 253 demandes d'enregistrement traitées dans toute l'Espagne, 320 620 (78 %) correspondent à des locations touristiques, tandis que 91 608 (22 %) concernent des locations saisonnières.

Le ministère a mis en avant le cas de la Communauté de Madrid, où 83 % des demandes concernent des locations saisonnières, une proportion nettement supérieure à la moyenne nationale.

Depuis juillet, les locations de courte durée à l'échelle nationale doivent obligatoirement posséder un code d'enregistrement officiel, délivré par les registres fonciers et communiqué aux plateformes de location via le guichet unique numérique, pour pouvoir être légalement annoncées.