Une nouvelle architecture de défense européenne émerge rapidement dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, mais les analystes avertissent que L'Espagne risque d'être laissée pour compte. car les décisions clés sont de plus en plus dictées par des accords entre les différentes nations européennes plutôt que par les institutions de l'UE.
L'initiative est largement façonnée par France et Allemagne, Avec le United Kingdom Elle joue également un rôle central malgré le Brexit. Les discussions portent sur l'extension de la dissuasion nucléaire française à une plus grande partie de l'Europe, créant ainsi un cadre de sécurité plus large face aux inquiétudes croissantes concernant la Russie et à l'incertitude quant aux engagements américains à long terme en matière de défense européenne.
Alors que plusieurs pays européens ont rapidement renforcé leur coopération militaire, l'Espagne est restée largement en dehors de la plupart des instances les plus influentes. Madrid continue de privilégier son engagement envers NATOmais elle a rejeté les propositions de certains alliés visant à augmenter les dépenses de défense à 5% du PIB, une position qui a suscité des critiques de la part de plusieurs membres d'Europe de l'Est.
Des pays comme La Pologne et les États baltes L’hésitation de l’Espagne a été interprétée comme un manque de solidarité dans un contexte de fortes préoccupations sécuritaires. De ce fait, l’Espagne a été absente de plusieurs initiatives clés, notamment… Initiative européenne Bouclier du ciel, le Force expéditionnaire conjointe, le Groupe du Nordet d'autres coalitions de défense informelles apparues ces dernières années.
Recherche par le Fondation Heinrich Böll a identifié plus de 160 nouveaux accords bilatéraux ou multilatéraux de défense signés entre pays européens en réponse à l'évolution du contexte sécuritaire. Aucun de ces accords n'implique l'Espagne. Nombre d'entre eux visent à renforcer les engagements de défense mutuelle déjà définis dans L'article 5 de l'OTAN ou la Article 42(7) de l'UE mais elles reflètent une incertitude croissante quant à une éventuelle intervention des États-Unis dans un futur conflit avec la Russie.
Les récents développements soulignent le rythme rapide des changements. Finlande a annoncé la fin de son interdiction de longue date des armes nucléaires, ouvrant la possibilité d'en accueillir sur son territoire. Danemark L'Espagne a signé un accord de coopération stratégique en matière de dissuasion nucléaire avec la France, tandis que l'Allemagne a commencé à coordonner étroitement ses actions avec Paris par le biais d'un nouveau groupe de pilotage de haut niveau afin d'harmoniser la stratégie de défense et de participer aux exercices nucléaires français.
D'autres pays européens, y compris le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce et la Suède—ont également manifesté leur intérêt à contribuer à un cadre de dissuasion nucléaire renforcé.
L'Espagne, en revanche, a pris ses distances avec cette approche. Premier ministre Pedro Sánchez a publiquement rejeté l'idée d'étendre la dissuasion nucléaire en Europe pendant la Conférence de Munich sur la sécuritéappelant plutôt à des efforts pour réduire le rôle des armes nucléaires.
Bien que l'Espagne participe formellement à l'UE Coopération structurée permanente (PESCO) Concernant le programme de défense, des experts avertissent que les hésitations politiques et les dépenses militaires relativement faibles pourraient limiter son influence sur la définition du futur cadre de sécurité du continent.
Cela se produit malgré les solides capacités industrielles de défense de l'Espagne. Le pays est un leader mondial dans construction de frégates, produit des avions militaires tels que le A400M et C-295et possède une expertise pointue en électronique, en drones et en systèmes terrestres.
D’après les analystes du secteur de la défense, ces capacités pourraient faire de l’Espagne un acteur clé de la sécurité européenne si elles étaient soutenues par des investissements plus importants et un engagement politique renforcé. Sans ce changement, préviennent les experts, l’Espagne risque de devenir un consommateur de la sécurité européenne plutôt qu'un de ses architectes.











