Les nouveaux contrôles aux frontières de l'UE provoquent de longues files d'attente dans les principaux aéroports touristiques, l'Espagne, le Portugal et la France étant parmi les pays les plus touchés.
Les voyageurs britanniques effectuant des vols entre l'Europe et la Grande-Bretagne sont avertis de prévoir beaucoup plus de temps dans les aéroports, car les nouveaux contrôles aux frontières européennes allongent les files d'attente et font craindre de rater leur vol.
Les compagnies aériennes et les organismes aéroportuaires signalent une aggravation des retards suite à la mise en place du système d'entrée et de sortie de l'Union européenne (EES). Ce système impose aux voyageurs non européens, y compris les détenteurs de passeports britanniques, d'enregistrer des données biométriques telles que leurs empreintes digitales à leur entrée dans les pays européens participants. Ces données sont ensuite vérifiées à leur sortie, ce qui complexifie les procédures de contrôle des passeports.
Wizz Air conseille aux passagers revenant d'Europe vers le Royaume-Uni d'arriver à l'aéroport au moins trois heures avant le départ, au lieu des deux heures habituelles. La compagnie aérienne exhorte également les passagers en correspondance à prévoir un intervalle plus long entre leurs vols, les avertissant que certains voyageurs ont déjà manqué leurs vols de retour ou de correspondance en raison d'attentes anormalement longues aux points de contrôle frontaliers.
Les perturbations ont été inégales en Europe. Certains aéroports ont géré la transition grâce à du personnel supplémentaire, des bornes libre-service et une meilleure fluidité du trafic passagers. D'autres, notamment dans les destinations touristiques populaires, ont connu de graves problèmes de congestion. L'Espagne, le Portugal et la France sont apparus comme des points critiques, les passagers signalant de longues files d'attente à l'arrivée comme au départ.
Les associations aéroportuaires ont averti que le problème pourrait s'aggraver avec la hausse de la demande estivale. Une enquête menée par le Conseil international des aéroports d'Europe (ACI Europe) a révélé que les retards liés à l'EES dans certains aéroports avaient atteint jusqu'à trois heures et demie. L'organisation a demandé un renforcement des effectifs aux frontières et un meilleur soutien technique afin de réduire les engorgements.
La Grèce a pris des mesures pour atténuer la pression en suspendant de fait les contrôles biométriques EES pour les citoyens britanniques pendant la haute saison touristique, afin d'éviter des perturbations majeures aux principaux points d'accès touristiques.
Les retards ont déjà des répercussions sur le comportement des passagers. Un récent sondage de Booking.com a révélé que la majorité des vacanciers britanniques prévoyant un voyage en Europe s'attendent à des perturbations liées au nouveau système. Nombre d'entre eux se disent inquiets de rater leur vol, tandis que certains envisagent d'arriver jusqu'à quatre heures avant le départ.
Les responsables de la Commission européenne ont affirmé que le système fonctionne efficacement à la plupart des points de passage frontaliers et que l'enregistrement biométrique prend généralement environ une minute par voyageur. La Commission a toutefois souligné qu'il incombe à chaque État membre de veiller à disposer du personnel nécessaire et d'une mise en œuvre efficace.
Le Portugal, où de longues files d'attente ont été signalées, prévoit de déployer des centaines d'agents frontaliers supplémentaires dans les aéroports à partir de juillet.
Pour les voyageurs se rendant en Europe cet été, le conseil est clair : arrivez tôt, prévoyez du temps supplémentaire pour le contrôle des passeports, laissez des intervalles suffisants entre les vols de correspondance et gardez à portée de main les articles essentiels tels que l’eau, les chargeurs et les documents de voyage pendant l’attente.












