Une pétition demande au gouvernement britannique de négocier un accord bilatéral permettant aux citoyens britanniques de séjourner plus longtemps en Espagne sans avoir à demander de titre de séjour ni de visa de long séjour.
L'assouplissement ou la suppression de la règle des 90 jours sur 180 dans l'espace Schengen pourrait entraîner une forte hausse de la demande de biens immobiliers espagnols, selon des experts immobiliers consultés par Bulletin en ligne.
Depuis le Brexit, les citoyens britanniques non résidents en Espagne sont généralement limités à un séjour de 90 jours maximum sur une période glissante de 180 jours dans l'ensemble de l'espace Schengen.
Les professionnels de l'immobilier affirment que cette restriction a dissuadé certains retraités britanniques, propriétaires de résidences secondaires et visiteurs de longue durée d'acheter des maisons en Espagne, car ils ne peuvent pas les utiliser pendant de longues périodes sans obtenir un permis de séjour ou un visa approprié.
Les agents immobiliers, les groupements d'entreprises et certaines collectivités locales réclament de plus en plus un assouplissement des règles, arguant que la limite actuelle prive les collectivités espagnoles de revenus provenant des achats immobiliers, des dépenses des ménages, du tourisme et des services locaux.
Les experts estiment que tout changement libérerait une demande latente importante, notamment parmi les acheteurs britanniques qui passaient auparavant plusieurs mois par an en Espagne.
Les marchés immobiliers côtiers devraient être les plus susceptibles d'en bénéficier.
L'impact ne serait pas réparti uniformément sur l'ensemble du pays.
Toute augmentation de la demande serait probablement la plus forte dans les régions comptant une importante population d'expatriés et des marchés de résidences secondaires bien établis, notamment la Costa Blanca, la Costa del Sol et les îles Baléares.
Les provinces intérieures et les destinations moins dépendantes des acheteurs immobiliers étrangers devraient être moins touchées.
La suppression ou l'extension de la limite de 90 jours pourrait également modifier l'usage des propriétés appartenant à des étrangers. Au lieu d'être principalement utilisées comme résidences de vacances de courte durée, davantage de ces propriétés pourraient devenir des résidences privées occupées plusieurs mois par an.
Les partisans de cette mesure affirment qu'elle permettrait d'accroître les dépenses tout au long de l'année dans les restaurants, les magasins, les artisans et autres commerces locaux.
Toutefois, une augmentation de la demande de résidences secondaires pourrait également intensifier la pression sur l'offre et l'accessibilité au logement dans les zones où les résidents locaux sont déjà confrontés à une pénurie de logements locatifs à long terme.
Une pétition réclame un accord entre le Royaume-Uni et l'Espagne
Une pétition a été lancée pour inciter le gouvernement britannique à négocier un accord bilatéral avec l'Espagne qui permettrait aux citoyens britanniques de séjourner plus de 90 jours sans avoir à devenir résidents ni à se soumettre à des procédures de visa que les organisateurs qualifient de complexes.
La pétition soutient que les règles post-Brexit ont eu un impact particulier sur les retraités, les propriétaires de résidences secondaires, les télétravailleurs, les touristes de longue durée et les familles ayant des liens étroits avec l'Espagne.
Il est indiqué que l'Espagne demeure l'une des destinations les plus prisées des citoyens britanniques et que nombre d'entre eux contribuent de manière significative aux économies locales par le biais du tourisme, de la propriété immobilière et des dépenses quotidiennes.
Les militants réclament un accord de réciprocité similaire à ceux qui existent entre certains pays.
Tout accord bilatéral devra respecter la législation espagnole, européenne et Schengen. Il devra également faire la distinction entre l'autorisation de séjour en Espagne et la limite de 90 jours applicable aux déplacements dans le reste de l'espace Schengen.
Aucun droit automatique lié à la propriété
Le fait de posséder un bien immobilier en Espagne ne confère actuellement pas à un ressortissant non-européen un droit automatique de séjourner dans le pays au-delà de la période de court séjour autorisée.
Les propriétaires britanniques souhaitant séjourner plus de 90 jours d'affilée en Espagne doivent généralement être en mesure d'obtenir un visa approprié ou un titre de séjour légal.
La limite de 90 jours s'applique à l'ensemble de l'espace Schengen, et non pas séparément à chaque pays participant. Le temps passé en France, au Portugal ou dans un autre État Schengen est donc comptabilisé dans cette même limite.
En attendant un accord formel ou une modification législative, les visiteurs britanniques doivent continuer à respecter la règle actuelle des 90 visites sur 180 jours.
Signez la pétition britannique Ici












