Le gouvernement régional valencien a franchi un obstacle environnemental majeur pour un projet de construction de 954 logements à Mil Palmeras, rapprochant ainsi considérablement l'un des projets urbains les plus anciens d'Orihuela Costa de son approbation.
La Generalitat a émis une déclaration environnementale et territoriale stratégique favorable au plan partiel couvrant le secteur B-1a. Cependant, cette décision est assortie de conditions strictes, notamment la protection des espèces végétales menacées, l'amélioration de l'accès depuis la N-332 et l'achèvement des procédures d'urbanisme en cours.
Ce projet est à l'étude depuis près de vingt ans et nécessite encore d'autres autorisations avant que la construction puisse commencer.
Le terrain de 159 074 mètres carrés couvre la partie non aménagée restante de l’ancien secteur B-1 de Mil Palmeras. Il est bordé par la route nationale N-332, le ravin du Rubio, la commune de Pilar de la Horadada et la zone résidentielle existante.
Les plans comprennent des logements, des établissements scolaires, des espaces verts, des parkings et une nouvelle voie d'accès principale depuis l'Avenida Miguel de Cervantes.
Selon la proposition finale de zonage, les bâtiments pourraient atteindre dix étages, contre quatre initialement prévus. La résolution précise que cette modification permettrait de libérer davantage de terrains pour les espaces publics sans augmenter la capacité totale de construction autorisée pour le secteur.
Trente pour cent des logements sociaux doivent être réservés aux logements protégés ou subventionnés.
Les espèces végétales protégées imposent des changements
L'un des problèmes les plus importants ayant affecté le développement a été la présence de Helianthemum caput felis, communément appelée ciste à tête de chat, qui est classée comme espèce vulnérable.
Des rapports environnementaux ont permis de recenser plus de 2 100 spécimens sur le site, ce qui en fait la deuxième plus grande population connue de cette plante dans la Communauté valencienne.
Le plan d'aménagement a donc été révisé fin 2025 afin d'étendre les espaces verts proposés et de protéger les plantes dans leur habitat naturel.
La résolution de la Generalitat exige que les terrains concernés restent exempts de toute construction et soient protégés tant pendant les travaux qu'après leur achèvement.
L'accès N-332 reste non résolu
La déclaration environnementale favorable ne constitue pas une approbation définitive.
Le projet reste tributaire de l'approbation de l'amendement 68 au plan général de développement urbain d'Orihuela, qui est toujours en suspens.
Il subsiste également des préoccupations non résolues concernant l'accès au site depuis la N-332.
La Direction générale des routes a maintenu son évaluation défavorable, concluant que les aménagements d'accès proposés sont inadéquats. Son rapport soulève des inquiétudes quant à la sécurité routière, l'augmentation du trafic et les nuisances sonores.
Les promoteurs doivent soumettre une proposition d'accès révisée, une étude de circulation mise à jour et des mesures visant à réduire le bruit avant que le processus de planification puisse aller de l'avant.
L'approvisionnement en eau est jugé suffisant
L’Autorité du bassin du fleuve Segura a publié un rapport favorable confirmant que des ressources en eau suffisantes devraient être disponibles pour alimenter le projet, sous réserve du respect d’une série de conditions techniques.
L’autorité valencienne de gestion des eaux usées, EPSAR, a également conclu que le traitement des eaux usées serait viable, bien qu’elle ait imposé 13 conditions à respecter.
D'autres rapports portant sur le patrimoine culturel, le tourisme, les itinéraires de transhumance et l'agriculture étaient favorables.
La résolution contient également des recommandations sur les transports durables, le maintien des pistes cyclables, l'adaptation au changement climatique et une meilleure intégration du développement dans le paysage environnant.
La déclaration environnementale représente l'une des étapes les plus importantes franchies par le projet Mil Palmeras après des années d'amendements, de rapports techniques et deux périodes de consultation publique.
Néanmoins, plusieurs exigences en matière de planification, de routes et d'infrastructures doivent encore être résolues avant que l'approbation finale puisse être accordée et que les travaux de construction puissent commencer.












