Des milliers de propriétaires en Espagne pourraient recevoir l'ordre de retirer ou de déplacer les unités de climatisation installées sur les façades de leurs bâtiments, les municipalités se préparant à appliquer plus strictement la réglementation locale.
Le problème réside dans la loi espagnole sur la propriété horizontale, qui considère la façade extérieure d'un immeuble comme une partie commune. De ce fait, les propriétaires ne peuvent généralement pas la modifier sans l'accord de la copropriété. Les municipalités peuvent également imposer leurs propres règles, notamment lorsque les appartements sont visibles depuis la rue.
Depuis des années, l'installation de climatiseurs en façade est tolérée, notamment dans les immeubles d'habitation et les bâtiments anciens. Cependant, certaines périodes de tolérance devraient expirer en 2026, laissant entrevoir un renforcement des contrôles. Des villes comme Madrid et Barcelone appliquent déjà des règles plus strictes, en particulier dans les centres historiques et les zones protégées, où les unités visibles sont souvent interdites.
Les propriétaires qui enfreignent la réglementation peuvent être contraints de retirer ou de déplacer leurs unités. Dans les cas les plus graves, les amendes pourraient atteindre 3 000 €.
La réglementation ne concerne pas uniquement l'apparence. Les autorités s'inquiètent également du matériel mal fixé, du bruit excessif et des écoulements de condensation sur les trottoirs ou les propriétés voisines.
D'autres solutions sont envisageables, comme le déplacement des climatiseurs vers les cours intérieures, les toits-terrasses communs ou les terrasses privatives, où ils ne sont pas visibles depuis les espaces publics. Il est fortement conseillé aux résidents de consulter la réglementation de leur mairie et de se concerter avec leur syndic de copropriété avant d'installer un nouvel équipement ou de présumer de la conformité d'un appareil existant.
Ce changement pourrait concerner de nombreux propriétaires ayant installé la climatisation il y a des années sans autorisation, notamment dans les immeubles d'appartements où les unités extérieures sont clairement visibles depuis la rue.












