
Huit personnes sont décédées dans la Communauté valencienne et sept à Murcie, portant le bilan mensuel national à 92 morts.
La Communauté valencienne et la région de Murcie ont enregistré un total de 15 noyades mortelles au cours du mois de juin, faisant de l'Espagne son mois le plus meurtrier en milieu aquatique depuis le début des statistiques nationales en 2015.
Huit décès ont été signalés dans la Communauté valencienne et sept à Murcie, plaçant ces deux régions parmi les zones les plus gravement touchées au début de la principale saison balnéaire estivale.
En Espagne, 92 personnes se sont noyées au cours du mois. C'est 19 de plus qu'en juin de l'année dernière, où le précédent record mensuel de 73 décès avait été établi.
La Fédération royale espagnole de sauvetage en mer, connue sous le nom de RFESS, a décrit ces chiffres comme la preuve d'un début d'été particulièrement inquiétant.
Le nombre total de décès au niveau national pour les six premiers mois de l'année a atteint 217, soit six de plus que pendant la même période en 2015.
Pour Valence et Murcie, ces chiffres sont particulièrement préoccupants car les deux régions possèdent de vastes littoraux, des stations balnéaires très fréquentées, des piscines résidentielles et des zones de baignade intérieures qui attirent un grand nombre de visiteurs tout au long des mois de juillet et d'août.
À elles deux, ces régions voisines ont représenté plus de 16 % de tous les décès par noyade enregistrés en Espagne en juin.
Quinze décès ont été recensés à Valence et à Murcie.
La Communauté valencienne a enregistré huit noyades mortelles au cours du mois de juin, soit autant que le total enregistré dans les îles Baléares.
Murcie a enregistré sept décès, soit le même nombre qu'en Galice.
Seules l'Andalousie, avec 21 décès, et la Catalogne, avec 13, ont enregistré des bilans mensuels supérieurs à celui de la Communauté valencienne. Murcie figurait également parmi les six régions ayant enregistré le plus grand nombre de décès.
Au cours du premier semestre, la Communauté valencienne a enregistré 15 décès, la plaçant parmi les régions les plus touchées du pays.
Les chiffres fournis n'incluaient pas de total correspondant sur six mois pour Murcie, mais les sept décès enregistrés en juin seulement soulignaient la gravité de la situation au début des vacances d'été.
Seize enfants sont morts en un mois
Le décès de 16 mineurs en juin a suscité une vive inquiétude.
Neuf enfants se sont noyés dans des piscines, cinq sur des plages et deux dans d'autres milieux aquatiques.
Au total, 18 mineurs sont morts par noyade au cours des six premiers mois de l'année.
La RFESS a souligné que les enfants et les adolescents doivent être surveillés en permanence lorsqu'ils se trouvent à proximité de l'eau. Elle a averti qu'une distraction de quelques secondes seulement pouvait avoir des conséquences irréversibles.
La fédération a également averti que les aides gonflables, les brassards et autres dispositifs de flottaison ne doivent jamais être considérés comme des substituts à la surveillance directe d'un adulte.
Les plages ont représenté plus de la moitié des décès.
Les plages ont été le lieu de 47 décès en juin, soit plus de la moitié du total mensuel.
Les piscines ont été responsables de 19 décès, tandis que 19 autres personnes sont décédées dans des milieux aquatiques, notamment en pleine mer, dans des réservoirs, des lacs, des cours d'eau, des ports, des marais et des barrages. Sept décès sont survenus dans des rivières.
Ces chiffres démontrent que les risques de noyade ne se limitent pas aux plages côtières.
Ce message est particulièrement pertinent dans la Communauté valencienne et à Murcie, où les gens se baignent régulièrement non seulement en Méditerranée, mais aussi dans des piscines privées, des complexes touristiques, des rivières, des réservoirs et des zones de baignade naturelles.
La RFESS a exhorté les baigneurs à prendre des précautions quel que soit l'endroit et à respecter les drapeaux d'avertissement, les instructions des sauveteurs et les restrictions locales.
Les personnes âgées étaient le groupe d'âge le plus touché.
Les hommes restaient majoritaires parmi les victimes de noyade. Sur les 92 personnes décédées en juin, 68 étaient des hommes et 24 des femmes.
Les personnes âgées de plus de 75 ans ont été les plus durement touchées, avec 19 décès. Seize autres victimes étaient âgées de 65 à 74 ans.
La fédération a également souligné le nombre de décès parmi les jeunes adultes. Neuf victimes étaient âgées de 18 à 25 ans, et huit de 26 à 34 ans.
Ces chiffres renforcent les inquiétudes concernant la vulnérabilité des nageurs plus âgés, en particulier ceux qui ont une mobilité réduite, des problèmes de santé sous-jacents ou une force physique diminuée.
Près de la moitié des victimes étaient espagnoles
Parmi les personnes décédées en juin, 46 étaient de nationalité espagnole.
Dix-sept victimes étaient originaires d'autres pays européens, cinq des Amériques et deux d'Afrique. La nationalité de 22 victimes n'a pas pu être établie.
Le nombre élevé de victimes étrangères est également significatif pour Valence et Murcie, où d'importantes populations expatriées et des millions de touristes internationaux rendent particulièrement importante l'information sur la sécurité aquatique en plusieurs langues.
Des sauveteurs étaient présents lors de 42 incidents
Un service de surveillance des baignades était en fonction sur les lieux lors de 42 des incidents mortels enregistrés en juin.
Dans 20 cas, aucun maître-nageur n'était en service. Dans 30 autres incidents, la présence de maîtres-nageurs n'a pas été jugée nécessaire en raison du type de milieu aquatique concerné.
La RFESS a souligné que la présence de sauveteurs ne dispensait pas les nageurs de leur responsabilité individuelle. Il leur a été demandé de rester dans les zones désignées, d'éviter d'entrer dans l'eau par temps dangereux et de ne jamais surestimer leurs capacités physiques.
Alors que les plages et les piscines de la Communauté valencienne et de Murcie devraient être de plus en plus fréquentées en juillet et en août, la fédération a appelé à une vigilance accrue de la part des familles, des autorités locales, des opérateurs touristiques et des baigneurs.
Le bilan combiné de 15 décès dans les deux régions au cours du mois de juin constitue un avertissement clair : l'été méditerranéen peut comporter des risques sérieux, aussi bien dans les eaux surveillées que non surveillées.












